Cultivez-vous des légumes?

Photo: Crapaud

L’agriculture urbaine est un phénomène en pleine expansion. Après une vague de jardins communautaires dans les années 70, l’agriculture en ville connaît une forte popularité depuis les cinq dernières années. Une entreprise comme les fermes Lufa, qui produit et distribue des légumes biologiques à même la région urbaine de Montréal en est un exemple très connu. Il est même possible de suivre les tribulations de trois familles qui se lancent dans l’aventure dans la nouvelle émission de Ricardo Larrivée, Fermier urbain.

Mixeur s’entretient avec deux spécialistes.

Marie Eisenmann, cofondatrice et responsable clients et communication des Urbainculteurs, un organisme à but non lucratif  qui se dédie à la promotion du jardinage et de l’agriculture urbaine, explique l’essor du mouvement : « Les gens qui avaient l’habitude de cultiver des fleurs par exemple se sont mis à jardiner de manière plus intensive. Les jeunes familles et les couples décident de s’y mettre pour des raisons qui correspondent à un souci actuel par rapport à notre alimentation. Les gens sont conscients que les aliments viennent de loin. Écologiquement,  il y a une prise de conscience. Mais il y a aussi la notion de plaisir et d’embellissement qui favorise aussi  l’agriculture urbaine.»
Cette nouvelle forme d’agriculture offre un nouveau regard sur notre manière de consommer et d’entrer en contact avec sa communauté, estime l’experte.

Photo: Urbainculteur

«On pose la question de l’agriculture urbaine non plus juste comme un loisir où chacun cultive sa parcelle de jardin, mais vraiment sous les formes et fonctions environnementales, sociales ou éducatives qu’elle peut prendre, estime pour sa part Annie-Claude Lauzon, coordonnatrice du Crapaud (Collectif de recherche en aménagement paysager et agriculture urbaine durable). C’est une manière de faire le lien avec sa communauté et de répondre à un réel besoin. Le milieu rural est naturellement plus propice à cela, mais l’idée d’une agriculture en ville offre la possibilité d’une vraie prise de conscience.»

«C’est une façon d’améliorer notre environnement et de rapprocher les gens de leur alimentation. On a vu des personnes qui venaient sur nos toits et qui étaient incapables de reconnaître des épinards. Et on comprend mieux pourquoi un poivron biologique du Québec coûte cher, quand on en a soi-même cultivé!» ajoute Marie Eisenmann

Il existe plusieurs manières de s’initier à cette nouvelle forme d’agriculture : la plateforme Agriculture urbaine Montréal en fait un bon survol. Une consultation publique, sur le sujet, se tiendra d’ailleurs le 17 mai prochain.

Pour plus d’information, visitez le site de l’Office publique de consultation publique de Montréal.(Opcm.qc.ca)

 


Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *