Satay d’été

20130610_112245Lorsque le taux d’humidité et le thermomètre montréalais avoisinent les moyennes singapouriennes, on se prend à rêver de petites salades et de mini brochettes. Les Satay Brothers changent le rêve en réalité.

Les frères Winnicki, Mat et Alex, font les choses différemment; en commençant par leur nom, ”Winnicki Brothers” n’aurait pas dit grand chose à la plupart des gens, alors qu’avec ”Satay Brothers” ou pour les puristes ”Frères brochettes”, on sait à quoi s’en tenir. Autre particularité, dès le retour des beaux jours, ils ferment leur petit restaurant de la rue Saint-Jacques et installent leurs casseroles au Marché Atwater. Ambiance bon enfant, odeurs alléchantes et achalandage singapourien, c’est-à-dire légèrement chaotique.

Pour trouver leur stand, rien de plus facile, au bout du marché côté Notre-Dame, vous repérez une longue file de clients de bonne humeur qui attendent patiemment leur tour en discutant entre eux des agapes à venir. Même lorsque la file est longue, l’ambiance est joviale, les aficionados sachant ce qui s’en vient.

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Sur le comptoir, un amoncellement de jus de fruits exotiques — tamarin, litchee, mangoustan, goyave ou grenade. Si vous préférez, les frères préparent une limonade pure laine à laquelle on s’habitue très facilement. Côté assiettes, on salive en lisant les propositions de la maison, déclinées sur les tableaux suspendus un peu partout.  On salive et on hésite :

• Sandwich porc BBQ maison ou Salade de papaye verte avec porc grillé;

• Burger au porc et châtaignes d’eau ou Otak-otak nasi lemak (poisson en feuille de banane, grillé et accompagné de riz au coco);

• Buns au porc avec chili frais ou Salade de longs rubans de papaye verte imbibée de jus de lime, feuilles de basilic thaïlandais et éclats d’arachides grillées. On finit par craquer pour les satays (ou satés), ces irrésistibles petites brochettes de poulet, si savoureuses qu’il faut un sang-froid exceptionnel pour ne pas grignoter les bâtonnets sur lesquels elles sont grillées. Comme les portions paraissent petites, on a tendance à se laisser emporter par l’enthousiasme et à en commander beaucoup trop. On finit par tout dévorer, ça et tout le reste.

Le service est aussi amusant que l’intitulé de certains plats, yummy bunny pour ne mentionner que celui-ci.

Derrière le comptoir, ça s’affaire sérieusement au-dessus des chaudrons. Devant le comptoir, les clients emportent leurs plateaux chargés de rêves devenus réalités. Du bonheur, dans toutes les assiettes.

PS : À l’automne, les frères s’installent à une nouvelle adresse. À suivre. Comptez sur nous.

 

 


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